10 excuses indispensables pour justifier l’achat d’une nouvelle cravate

 

Votre passion pour les cravates devient débordante ? Pour faire taire ceux qui vous font d’incessants reproches, voici quelques arguments imparables à opposer à ces grincheux qui ne comprennent décidemment rien à la joie ineffable que procure une nouvelle cravate !

 

Vous aimez les cravates follement, passionnément. C’est ainsi ! Plus qu’un accessoire de mode, vous vivez vos cravates comme un prolongement de vous-même, une part de votre psyché intime et ceux qui, comme vous partagent l’amour des cravates savent décrypter ce que ce petit morceau d’étoffe veut bien dire de vos joies, de vos peines, de vos humeurs. Les autres en revanche, n’y voient que des raisons de se moquer, de pointer du doigt votre faiblesse. A chaque nouvelle cravate venant garnir votre garde-robe, vous vous dites : « Cette fois ça y est, c’est la dernière, c’est la bonne ! ». Et pourtant moins de 48 heures plus tard, il vous en faut une nouvelle. Votre entourage, vos proches, votre famille, vos amis, ou vos collègues tous se gaussent de cet amour inconditionnel pour la cravate. Alors, pour vous aider, la rédaction de Cravate-avenue.com a compilé les dix raisons incontournables à faire valoir, pour justifier votre dernier achat ! Les moqueurs n’ont qu’à bien se tenir…

 

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cravate pour faire plaisir à une femme1. Mais voyons chérie, c’est pour te plaire…

Vous rentrez du bureau et votre petite amie vous attend sur le pas de la porte. Dans ses blanches mains, elle tient l’emballage de la dernière cravate que le facteur a délicatement déposé dans la boîte à lettres en votre absence. L’œil sombre, les lèvres pincées, elle vous assène soudain : « Ne me dis pas que tu t’es encore commandé une cravate ? ». L’espace d’un instant, vous blêmissez quand soudain, une fulgurance fait pétiller votre regard. « Je suis étonné que tu le prennes comme ça ma puce. J’ai senti que ces dernières semaines, je me laissais aller, que je ne prenais plus assez le temps de te plaire. Alors, forcément, il a bien fallu que je commande une nouvelle cravate pour te reconquérir ! ». Vous la connaissez, elle va fondre… C’est l’argument imparable !

 

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cravate pour un nouveau job2. Si je voulais ce nouveau job, il me fallait bien une cravate


C’'est lundi, ils sont tous là, au pied de la machine à café, qui se trouve bien sûr près de la porte du bureau. Ils ne peuvent pas vous manquer. Vous baissez les yeux, et fixez avec obstination le bout de vos chaussures quand retentit soudain un tonitruant : « Hé dis donc, ce ne serait pas encore une nouvelle cravate ? ». Pas de panique ! Tout l’enjeu de la situation consiste maintenant à trouver ce petit mensonge qui va vous tirer d’affaire en deux temps, trois mouvements. Prenez une profonde inspiration, fixez votre interlocuteur droit dans les yeux et dites lentement et distinctement : « Oui, tu as remarqué, j’ai rendez-vous ce matin avec le DRH pour un entretien. Dans ma situation, il me fallait bien une cravate coordonnée… Il faut savoir s’élever socialement…, tu verras. ». Le débat devrait rapidement être clos.

 

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cravate casino3. Quoi, tu n’as pas reconnu la cravate de De Niro dans Casino ?


Lorsque l’on vous demande de justifier l’arrivée dans votre penderie d’une nouvelle cravate, il n’est pas toujours si aisé d’avoir l’argument clé à faire valoir. Sachez faire vibrer la corde de l’inculture chez vos détracteurs. Gênés, ils finiront toujours par lâcher prise. A ce petit insolent qui vous taquine sur cette fantastique pièce d’étoffe si admirablement nouée autour de votre cou, rétorquez : «Attends, tu ne vas pas me faire croire que tu n’as pas reconnu ? Sérieusement ? Tu n’as pas remarqué qu’il s’agit de la réplique exacte de la cravate que porte Robert de Niro dans la scène finale de Casino ? ». L’interlocuteur devrait balbutier… S’il décidait d’insister, frappez un grand coup : « En plus je trouve qu’elle ressemble un peu à l’étoffe que portait le Grand Zampano dans le Chef d’œuvre de Fellini, qu’en dis-tu ? ».


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cravate permis de conduire perdu4. J’ai perdu mon dernier point sur mon permis. La cravate, c’est pour le tribunal…


Si vous pensez vraiment être un cas désespéré et que vous ne savez vraiment plus quelle raison trouver pour justifier l’achat d’une nouvelle cravate, il ne faut pas hésiter à frapper fort, à trouver des images qui portent. Lorsque votre compagne vous malmène à ce sujet, jouez le grand jeu : « Non vraiment là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Je n’ai pas acheté cette cravate pour le plaisir, figure-toi. Si tu crois que ça m’amuse ! Cette cravate, tu vois, c’est mon avenir, que dis-je notre avenir, qu’elle représente ! J’ai perdu mon dernier point sur mon permis de conduire et cette cravate pourrait m’aider à convaincre le juge de me le restituer et ainsi conserver mon job, alors tes sarcasmes, crois-moi !… ». Pour renforcer l’impact de votre tirade, n’hésitez pas à jeter la cravate au sol avec un geste de dédain grandiloquent… mais assurez-vous au préalable qu’elle ne sera ni froissée, ni tâchée… Il y a des limites que la tragédie ne doit pas franchir !

 

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cravate percepteur5. Demain, j’ai rendez-vous chez le percepteur pour négocier un délai


15 février, 15 mai, 15 septembre, à chaque tiers provisionnel, vous disposerez d’une excuse toute trouvée ! Faites savoir à vos contradicteurs que vous avez investi dans une nouvelle cravate pour honorer dans les meilleures conditions possibles, un rendez-vous important avec votre percepteur et négocier, sinon un rabais, du mois un délai sur le paiement de vos tiers. Notez au passage que si des envies de cravate vous reprennent, vous pourrez éventuellement les assouvir au moment de la taxe foncière (au 15 octobre) et de la taxe d’habitation (au 15 novembre). Il y a même de fortes probabilités que dans le climat fiscal actuel, de nouvelles échéances puissent bientôt émerger et vous donner à nouveau l’occasion d’enrichir votre collection de cravates, ascots et autres lavallières !

 

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cravate banquier6. Il ne manquait que 30 € pour que mon découvert soit un compte rond


Dans certain cas, le seul refuge que vous pourrez trouver pour faire cesser les quolibets sur le caractère compulsif de vos achats de cravate, sera une mauvaise foi hors de tout entendement. Aussi, quand on vous reprochera votre dernière acquisition, faîtes preuve d’un aplomb désarmant et affirmez haut et fort que sans cet achat, votre découvert n’aurait pas présenté un compte rond. Que dans ces conditions, vous auriez sans aucun doute éprouvé les plus grandes peine à calculer les agios associés à ce dernier. Notez par ailleurs que vous pouvez également envisager d’utiliser cet argument si vous n’êtes pas réellement à découvert sur votre compte bancaire. Toutefois, il nous semble que vous serez sans doute plus convaincant si vous l’êtes vraiment…

 

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cravate belle maman7. Je t’assure que je n’avais aucune cravate assortie au débardeur que ta mère m’a tricoté !


Si l’avis de vos amis et de vos collègues sur vos cravates ne vous indigne plus vraiment et que vous avez appris, avec le temps, à traiter leurs sarcasmes avec un authentique mépris, il y a en revanche fort à parier que l’opinion de votre compagne, de l’amour qui illumine votre quotidien, vous atteigne davantage. Aussi, malgré tout l’amour que vous lui portez, vous devrez bien, de temps à autres, faire taire ces remarques incessantes sur vos fréquents achats de cravates. Une fois encore, il est fort probable que la mauvaise foi, associée à l’amour que porte votre chère et tendre à sa propre mère, puissent devenir vos meilleures alliées. Vous êtes prêt, à vous montrer d’un cynisme sans borne ? Alors accrochez-vous et tenez-lui le discours suivant : « Tu te souviens du débardeur que ta mère m’a tricoté pour Noël ? Hé bien si je ne l’ai jamais porté jusqu’aujourd’hui, c’est que je n’avais pas de cravate assortie. Cette cravate que je viens d’acheter c’est pour te faire plaisir, et voilà comme je suis récompensé de mes efforts. Non, là, tu m’as déçu, vraiment… ». Votre compagne devrait lâcher prise… Il vous suffira de porter de débardeur un dimanche après-midi quand personne ne sera susceptible de vous voir avec cette informe incarnation du mauvais goût sur le dos…

 

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cravate chance8. Avec les tuiles qui me tombent dessus en ce moment, je considère cette cravate comme un talisman.


Lorsque la situation est désespérée et que vous vous retrouvez vraiment au bout de tous les arguments possibles et imaginables, vous ne devez pas hésiter à faire une incursion modeste, mais qui sera sans doute remarquée, dans le domaine de l’ésotérisme. En jouant le mystère, en osant vous placer sur le plan du surnaturel, il est quasiment garanti que vos détracteurs cesseront, au moins pour un temps, de vous contrarier. Bien sûr, si vous lancez au milieu d’une soirée que « si vous avez acheté cette dernière cravate, c’est un peu pour conjurer le mauvais sort, qui a une fâcheuse tendance à s’acharner contre vous ces derniers temps, car vous ressentiez vraiment l’éminent besoin de la protection d’un talisman, que Paco Rabanne en son temps portait la même cravate quand il a prédit que la station Mir allait retomber sur Paris… », vous devez vous préparer à l’éventualité de finir la soirée seul dans un coin. Vous essuierez sans  doute les regards biais et malveillants de vos hôtes, mais après tout, cette superbe cravate en soie, made in France aux motifs si délicats, valait bien un petit sacrifice !

 

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Cravate homme9. Ah non pas du tout, celle-là je l’ai trouvée dans la rue…


Oser miser sur l’ingénuité d’une répartie, ce n’est pas donné à tout un chacun. Il faut savoir faire preuve tout à la fois de cynisme, d’innocence naturelle, d’une pointe de naïveté pourrait-on dire, le tout saupoudré d’un aplomb inébranlable. Si vous pensez en toute honnêteté, réunir l’ensemble de ces caractéristiques pourtant difficiles à combiner, vous pouvez alors vous risquer à avancer l’argument le plus improbable qui soit. Et à cet importun qui ose vous haranguer tôt le matin dans les couloirs du bureau, alors que vous souffrez de votre chronique migraine du lundi matin, répondez sèchement qu’il se trompe lourdement ! Non seulement vous n’avez pas acheté cette cravate, non seulement elle n’est pas nouvelle mais il ne l’avait jamais remarquée, mais en outre, elle ne vous a rien coûtée, puisque vous l’avez trouvée dans la rue. Chacun sait bien que vous venez de proférer un mensonge éhonté mais face à une telle répartie, l’indélicat restera sans doute sans voix… Ce qui vous laissera  le temps de trouver d’autres mensonges à proférer pour vos prochaines rencontres au fil de la journée.  

 

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cravate fumeur10. Celle-là je l’ai achetée pour arrêter de fumer et de grignoter entre les repas


Il reste un dernier domaine que vous n’avez pas encore osé explorer pour justifier vos achats de cravate. Après tout, pourquoi ne pas franchir le rubicond et faire vibrer la corde médicale ? La thématique est, et sera toujours, très tendance et présente l’avantage, sinon d’inspirer la pitié, au moins d’adoucir les velléités de vos contradicteurs. Aussi, lorsque l’on profèrera un énième commentaire sur votre 127è cravate, n’hésitez pas à affirmer que cette cravate n’est rien d’autre qu’un symbole. Oui votre cravate est un objet métaphorique qui contribue à marquer un virage dans votre vie d’homme. Cette cravate (charmante au demeurant) qui est nouée autour de votre cou, vous l’avez achetée le jour où, pour échapper aux affres du cancer, vous avez pris la résolution ferme et définitive de cesser de fumer et de grignoter entre les repas. Si cette dernière résolution n’a pas réellement de dimension médicale, elle présente néanmoins un avantage : celui de renforcer la symbolique de votre acquisition et qui sait de vous faire retrouver la ceinture abdominale de vos 20 ans. En toute logique, à l’énoncé de cet imparable argument, le contradicteur devrait vous souhaiter bon courage et vous demander de le tenir au courant de l’évolution de vos efforts dans le temps.

 

Pour conclure…

Avec ces dix excuses que nous venons de vous offrir, vous devriez désormais être en mesure de vous tirer de tous les mauvais pas. Certes, il faudra toutefois que vous acceptiez de vivre avec votre mauvaise foi et faire en sorte de trouver un arrangement avec votre conscience quand vous aurez poussé le bouchon un peu trop loin. Mais que diable, votre goût immodéré pour les cravates vaut bien quelques compromissions !

 

Par José RODA,

Spécialiste mode homme Cravate Avenue.

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